Les débats sur le projet de loi de finances (PLF) 2026 ont repris à l’Assemblée nationale, mais les travaux en commission des Finances montrent de fortes divergences et peu de perspectives de compromis. Les députés réexaminent le texte issu du Sénat, riche de 263 articles et de plus de 2 000 amendements, avant son passage en séance.
La principale pierre d’achoppement reste la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. Tous les amendements visant à la rétablir ont été rejetés ou retirés, malgré son rôle central dans un éventuel accord budgétaire. La droite conditionne tout compromis à des baisses significatives de dépenses, tandis que le RN s’oppose à toute hausse d’imposition des grandes entreprises ou des hauts revenus.
Plus largement, la commission semble revenir en deçà des équilibres trouvés en première lecture, préparant surtout un compromis de non-censure plutôt qu’un accord budgétaire ambitieux. Les rares mesures adoptées relèvent surtout de « cadeaux fiscaux » (indexation du barème de l’impôt sur le revenu, rétablissement de niches fiscales).
Au final, alors que le gouvernement vise un budget adopté rapidement et une réduction du déficit à 5 % du PIB en 2026, les discussions actuelles n’en prennent pas encore clairement le chemin, laissant planer la perspective d’un recours final au 49.3.

